La tolérance zéro est désormais de mise à Kananga contre la prolifération des liqueurs artisanales et autres spiritueux. La mairie a lancé, une vaste offensive pour interdire la commercialisation des boissons fortement alcoolisées et frelatées, ciblant particulièrement le fameux « Tshitshiampa ».
Depuis quelques jours, une brigade municipale, solidement appuyée par les forces de la police nationale, multiplie les opérations de contrôle et traque les vendeurs récalcitrants afin de restaurer l’ordre public, réduire les violences urbaines et limiter les accidents liés à l’ivresse.
Les opérations de la brigade urbaine débutent tôt le matin dans les artères de la ville. Au rond-point Notre-Dame, un point chaud de ce commerce, les agents ont procédé à des saisies systématiques de bouteilles, immédiatement vidées sur le sol, sous le regard impuissant des commerçants. Face aux tentatives d’explication des vendeurs, les autorités restent de marbre et rappellent la stricte interdiction de vendre de l’alcool sur la voie publique.
Pour l’autorité urbaine, cette prolifération constitue un catalyseur de l’insécurité. Jean-Louis Tshipamba, maire adjoint de la ville de Kananga, justifie la rigueur de cette campagne :
« La ville est saturée par les ventes de boissons alcooliques. Et cela amène la population ou la jeunesse à des actes d’incivilités. »
Une population partagée entre soulagement et détresse économique
Dans les rues de Kananga, cette initiative suscite des réactions contrastées au sein de la communauté locale.
De nombreux citoyens saluent chaleureusement cette décision, estimant que l’autorité cherche avant tout à protéger la jeunesse et à garantir un cadre de vie plus sain et sécurisé.
Mais du côté des vendeurs, la mesure passe mal. Plusieurs d’entre eux redoutent de voir leur source unique de revenus s’effondrer du jour au lendemain, faute d’alternative de reconversion.
Malgré ces contestations, l’hôtel de ville de Kananga se montre inflexible. La mairie prévient que les patrouilles vont s’intensifier dans tous les quartiers et que tout contrevenant s’exposera désormais à de lourdes sanctions administratives et judiciaires.






