Les vendeurs de vivres frais et propriétaires de cyber-cafés de Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental) tirent la sonnette d’alarme face au manque à gagner qu’entraîne la coupure d’électricité. Contactés lundi 04 mai par Radio Okapi, ces derniers témoignent de pertes financières liées à cette coupure.
C’est depuis mercredi 29 avril que l’effondrement de deux poteaux dans un ravin a créé une pénurie d’électricité dans une partie de la ville de Mbuji-Mayi ainsi que les cités de Miabi et Boya.
Ces poteaux de la ligne haute tension transportaient l’énergie de la centrale hydroélectrique de Tubi Tubidi.
Un manque à gagner pour la population
Les commerçants de vivres frais sont parmi les premiers à ressentir les effets de la coupure prolongée de l’électricité sans réfrigération. Selon certains d’entre eux, une partie de leurs marchandises se détériore entraînant des pertes financières importantes et une forte baisse de leurs revenus.
« Nos vivres frais s’abiment parce que nous n’avons pas d’électricité…On est vraiment coincé. Il faut que le gouvernement intervienne pour régler la situation», déplore un vendeur de vivres frais.
Le Gouvernement interpellé
D’un autre côté, les propriétaires des maisons bureautiques affirment que l’absence d’énergie électrique paralyse leurs services. Cette situation affecte également les étudiants et les opérateurs économiques, qui sollicitent habituellement des services tels que l’imprimerie, la photocopie, etc.
« Nous travaillons avec des ordinateurs qui ont nécessité beaucoup d’énergie. Comme il n’y a pas d’électricité, les clients viennent et rentrent», témoigne Simon Sekela, propriétaire d’une bureautique très présente dans le quartier Tchiatchiatchia.
Ils appellent ainsi le gouvernement à mettre tout en œuvre afin de régler cette situation pénalisante.






