La République démocratique du Congo (RDC) a enclenché le processus de récupération de ses archives géologiques détenues par la Belgique. Réunies le mardi 09 juin 2026 à Bruxelles, les autorités congolaises et belges ont jeté les bases d’une feuille de route pour la digitalisation et la restitution progressive de ces données stratégiques, collectées durant plusieurs décennies de recherches et d’explorations sur le sous-sol congolais.
Pour le gouvernement congolais, ces archives ne sont pas de simples documents historiques, mais un patrimoine scientifique hautement stratégique. L’accès à ces données de haute qualité permettra aux géoscientifiques nationaux de :
- Améliorer la connaissance précise du potentiel minier national ;
- Renforcer les capacités locales en matière d’exploration ;
- Mieux orienter les investissements vers de nouveaux gisements.
Au-delà de l’aspect technique, cette démarche vise à consolider la souveraineté géoscientifique de la RDC. En se dotant d’un secteur minier mieux documenté, le pays espère accroître sa compétitivité et devenir plus attractif pour les investisseurs internationaux.
Les discussions de Bruxelles ont également associé les représentants de l’Union européenne, impliqués dans le financement et l’accompagnement technique du projet de numérisation.
À l’issue des échanges, les différentes parties prenantes sont convenues de mettre en place une task force (groupe de travail) bilatérale.
Ce comité sera spécifiquement chargé de concevoir la feuille de route commune et d’assurer le suivi rigoureux de la numérisation et du transfert progressif de ces précieuses données vers Kinshasa.






