Le Gouvernement congolais et les agences onusiennes ont lancé jeudi 25 juin à Kinshasa, un projet destiné à prévenir et réduire les conflits fonciers à Kwamouth (Mai-Ndombe).
Les différends fonciers dans cette région sont à l’origine de nombreuses tensions entre populations, dans un contexte déjà marqué par des milliers de morts et plus de 161.000 personnes déplacées.
Pour les partenaires du projet, une paix durable passe inévitablement par une meilleure gestion des terres et des ressources naturelles, ainsi que par un dialogue renforcé entre les parties prenantes.
Pour eux, ce projet vise à:
- renforcer les mécanismes participatifs de gestion ces différends fonciers
- promouvoir la cohésion sociale dans les provinces touchées
- résoudre la question de la précarité socio-économique des populations.
Financé à hauteur de 4 millions de dollars américains par le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix, cette initiative s’étendra sur une période de trois ans.
Selon Claude Ngomsi, chef de bureau d’ONU-Habitat pour l’Afrique centrale, la réussite de cette initiative repose essentiellement sur son caractère inclusif.
Il rapporte que le programme réunira les communautés locales, les autorités provinciales, services étatiques et chefs coutumiers autour d’une approche participative de prévention et de gestion des conflits fonciers.
Un projet centré sur la paix
Lieuvain Lifu Mozo, administrateur ad intérim du territoire de Kwamouth, estime que ce projet accorde de l’importance au dialogue et à la réconciliation dans les zones en conflit.
« J’ai été très intéressé quand ils ont parlé du dialogue, de la réconciliation et la cohabitation pacifique; parce que là où il y a des problèmes les gens essaient de se mettre ensemble, finir avec les conflits», a-t-il déclaré.
Pour sa part, sa Majesté Mfumu Difima, président du Conseil supérieur de l’Autorité traditionnelle et coutumière de la RDC, estime également que ces consultations constituent une opportunité importante pour apaiser les tensions liées à la terre:
« Le domaine foncier, c’est un domaine qui donne des maux de tête. L’environnement aujourd’hui, c’est encore pire. Et donc, quand on veut nous amener dans des consultations qui doivent amener à la résolution des crises, ça ne peut qu’être les bienvenus».





