Des acteurs de la société civile dans le territoire de Mambasa, en Ituri, tirent la sonnette d’alarme face à la présence d’un groupe armé identifié comme des Wazalendo dans plusieurs carrés miniers du groupement de Bakaeku. Selon eux, cette présence crée la confusion avec les ADF et aggrave l’insécurité dans une zone déjà confrontée aux attaques de ce mouvement rebelle. Ils appellent les autorités à intervenir rapidement.
L’Association pour la protection des enfants et des femmes vulnérables (APEFV), antenne de Mambasa, se dit préoccupée par la présence de combattants Wazalendo dans plusieurs localités minières, notamment à Pangoyi, Lulumo, Itembo et Pakapela. Selon cette organisation, ces hommes armés imposent des taxes aux habitants avant de disparaître, laissant les populations exposées aux attaques des ADF.
Cette situation aurait déjà entraîné d’importantes conséquences humanitaires. Après la récente attaque de Pangoyi, qui a fait au moins cinq morts et plusieurs disparus, de nombreux habitants ont abandonné leurs villages et leurs activités pour se réfugier à Biakato, Luemba, Mambasa-Centre et dans d’autres zones jugées plus sûres.
Opération de grande envergure attendue
Certains commerçants ont fui avec leurs marchandises, tandis que d’autres ont tout laissé derrière eux. Cet exode provoque un ralentissement des activités économiques et accentue la vulnérabilité des populations locales.
Face à cette situation, la société civile demande au Gouvernement de renforcer la présence des forces de sécurité et de mettre fin à la présence des groupes armés dans la région.
« Nous pensons que c’est le moment pour les autorités militaires de déployer rapidement les militaires et la police afin de sécuriser cette zone. Nous ne voulons plus de la présence des Wazalendo dans le territoire de Mambasa, parce que leur présence crée la confusion avec les ADF », a déclaré un acteur de la société civile.
Il y a quelques jours, l’administrateur du territoire de Mambasa avait annoncé que les FARDC, avec l’appui des partenaires du Gouvernement, préparaient des opérations militaires de grande envergure afin de rétablir la sécurité dans cette partie de l’Ituri.





