La 8e réunion tripartite entre la République démocratique du Congo, la Tanzanie et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s’est ouverte mardi 25 août 2026 à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Les travaux portent notamment sur les conditions d’un retour volontaire, sécurisé et digne des réfugiés congolais vivant en Tanzanie.
Plus de 85 000 Congolais sont actuellement installés dans le camp de Nyarugusu, dans la région de Kigoma (Tanzanie), selon les estimations du HCR. Les participants à cette rencontre doivent définir le cadre opérationnel permettant le retour de ceux qui souhaitent regagner la RDC.
Une feuille de route pour les retours
Les délégations congolaise et tanzanienne, ainsi que le HCR, travaillent à l’élaboration d’une feuille de route portant notamment sur l’information des réfugiés, l’identification des zones de retour et l’organisation du transport et de l’accueil.
Le dispositif prévoit également un accompagnement de la réintégration socio-économique des personnes rapatriées.
Les participants évaluent par ailleurs la mise en œuvre des engagements pris lors de la 7e réunion tripartite, organisée en décembre 2025 à Dar es Salaam.
Des conditions à réunir au Sud-Kivu
Le HCR estime que les efforts engagés par le gouvernement congolais et ses partenaires peuvent contribuer à créer un environnement favorable au retour des réfugiés.
Kirya Mark Patrick, représentant adjoint du HCR en RDC, cite notamment le programme de restauration de l’autorité de l’État dans le Sud-Kivu, avec le redéploiement de l’administration civile, la réouverture des centres de santé et la reprise des activités scolaires.
« Ces efforts, ainsi que les processus de paix de Washington et de Doha, peuvent contribuer à créer des conditions favorables à des solutions durables pour les réfugiés », a-t-il déclaré.
Les travaux de Lubumbashi doivent ainsi permettre de préciser les prochaines étapes du processus de rapatriement volontaire des réfugiés congolais qui souhaitent retourner en RDC.




