Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a déclaré jeudi 7 mai les actes d’insécurité et de xénophobie visant les ressortissants congolais vivant en Afrique du Sud. Lors de son intervention en séance, il a évoqué des cas de discrimination, de violences et d’atteintes à la dignité humaine dont seraient victimes plusieurs Congolais établis dans ce pays.
Face aux députés nationaux, Aimé Boji a qualifié ces comportements de contraires « aux valeurs africaines de solidarité et de fraternité ». Selon lui, ces actes portent également atteinte aux principes de libre circulation et d’intégration promus sur le continent africain.
Le président de la chambre basse a annoncé que le Bureau de l’Assemblée nationale a décidé d’interpeller le gouvernement congolais afin d’obtenir des éclaircissements sur cette situation.
La ministre des Affaires étrangères convoquée
Dans cette perspective, la ministre d’État des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba a été invitée à l’Assemblée pour présenter l’état de la situation des Congolais vivants en Afrique du Sud ainsi que les mesures envisagées pour leur protection.
Cette démarche vise notamment selon Aimé Boji, à renforcer le suivi diplomatique des incidents signalés au sein de la diaspora congolaise.
Au-delà des échanges avec le gouvernement, Aimé Boji Sangara a également annoncé le déploiement prochain d’une délégation parlementaire en Afrique du Sud.
Cette mission s’inscrit dans le cadre de la diplomatie parlementaire et aura pour objectif d’engager des consultations avec les autorités et parlementaires sud-africains sur la protection des ressortissants congolais et le renforcement de la coopération entre les deux pays.
Appel au respect des principes africains
Le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la nécessité de préserver les principes de solidarité entre États africains, dans un contexte marqué par des tensions récurrentes liées à la présence d’étrangers dans certaines régions d’Afrique du Sud.






