Ce vendredi 8 mai 2026, la presse kinoise prolonge l’écho de la conférence de presse du Chef de l’État. Entre ouverture au dialogue, velléités de révision constitutionnelle et sanctions diplomatiques, les rédactions scrutent les moindres nuances des déclarations de Félix Tshisekedi.
Le Phare titre ce matin : « État de la Nation : Tshisekedi joue la carte de la transparence »
Le quotidien revient sur le grand tour d’horizon effectué par le garant de la nation, abordant aussi bien les Accords de Washington que le social.
De son côté, Le Quotidien retient une déclaration forte : « Pas d’élections en 2028 sans le Nord et le Sud-Kivu ».
Le journal souligne la détermination du Chef de l’État à ne pas exclure les populations meurtries de l’Est du prochain cycle électoral. Félix Tshisekedi lie ainsi le destin électoral du pays à la résolution impérative de la crise sécuritaire à l’Est, renchérit d’Info27. Cependant, le débat sur la Constitution reste le point de friction.
Infos27 rapporte que le Président prône un « débat ouvert sous exigence de responsabilité », quand d’autres y voient une porte ouverte à une prolongation de mandat.
Sur le volet diplomatique, l’ACP note que le Président reste ouvert au dialogue pour la paix, mais pose une condition majeure : que ce processus ne soit pas une « insulte » pour les victimes de l’agression.
Les propositions du Président sur la Constitution et les élections ont suscité des réactions immédiates et contrastées.
Actualité.cd nous apprend que l’Église de Réveil du Congo (ERC) menace de saisir la justice. En cause, des tensions internes et des prises de position autour du changement de la Constitution qui divise le corps ecclésiastique.
En réaction à l’intention du président Tshisekedi de briguer un troisième mandat si le peuple le lui réclame, les critiques pleuvent dans les colonnes du Forum des As.
Claudel Lubaya affirme qu’aucune disposition constitutionnelle ne permet de violer la lettre de la Loi fondamentale au nom d’une quelconque opportunité politique. Pour sa part, Seth Kikuni réagit vivement aux propositions liées aux élections de 2028 à la guerre, accusant le pouvoir de vouloir « confisquer » le examen par le biais du conflit sécuritaire.
Enfin, la question des sanctions contre Joseph Kabila reste un sujet de fierté pour la majorité et un enjeu international.
C’est, en effet, un succès diplomatique, affirme Sama Lukonde, cité d’une même voix par Le Lauréat et Le Quotidien.
Pour le Président du Sénat, ces sanctions américaines sont le « résultat de la diplomatie agissante de Félix Tshisekedi ». Elles marquent, selon lui, un tournant dans la reconnaissance internationale des responsabilités dans la déstabilisation de l’Est.
Le Potentiel, lui, se tourne vers l’avenir et l’Union Européenne. Le journal rapporte que des voix s’élèvent pour appeler Bruxelles à « emboîter le pas aux États-Unis » en prenant des mesures similaires pour renforcer la pression sur les acteurs impliqués dans la crise des Grands Lacs.






