Des agents de l’entreprise Mining Excavation Congo, MEXCO SA, société sous-traitante de MMG Kinsevere située à une trentaine de kilomètres de Lubumbashi (Haut-Katanga), dénoncent ce qu’ils qualifient de licenciements abusifs après un mouvement de grève observé en avril dernier.
Dans une déclaration faite jeudi 7 mai, ces travailleurs affirment avoir été licenciés le 4 mai, quelques jours après avoir revendiqué l’application du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), conforme aux exigences du gouvernement.
Selon les agents concernés, le mouvement de grève a été déclenché le 23 avril afin de protester contre la modicité des salaires au sein de l’entreprise.
Les travailleurs disent avoir exigé le respect de la législation sociale en vigueur, notamment la mise en application du SMIG.
« Nous venons dénoncer la non-application du SMIG et les licenciements abusifs réservés par l’entreprise MEXCO. Nous sommes des opérateurs d’engins lourds et souhaitons porter à la connaissance de l’opinion publique une situation très préoccupante liée au non-respect de la législation sociale », a déclaré l’un des agents concernés.
L’entreprise évoque des actes de sabotage
Contactés par Radio Okapi, les responsables de l’entreprise MEXCO n’ont pas souhaité réagir à ces accusations.
Toutefois, dans les notifications de licenciement envoyées aux agents concernés, l’entreprise reproche à certains travailleurs d’avoir incité leurs collègues à la révolte en violation des procédures légales établies.
Les responsables de MEXCO les accusent également d’avoir menacé de faire perdre à l’entreprise son contrat de sous-traitance avec la société MMG Kinsevere, des faits que l’employeur assimile à des actes de sabotage.






