L’Office des voies de desserte agricole (OVDA) a clôturé, jeudi 7 mai, un atelier consacré à la validation de l’étude sur la qualité et la durabilité des routes de desserte agricole en République démocratique du Congo.
Au terme de deux jours de travaux, les experts et les différentes parties prenantes ont validé plusieurs orientations stratégiques visant à garantir la pérennité des infrastructures rurales à travers le pays.
Parmi les principales résolutions adoptées figurent l’actualisation des normes nationales ainsi que l’intégration de la stabilisation des sols dans les options d’aménagement progressif 3 et 4. Les participants ont également recommandé que les projets soient désormais évalués sur la base du coût global du cycle de vie des infrastructures, incluant les travaux et l’entretien, et non plus uniquement sur le coût initial.
L’atelier a aussi préconisé la généralisation des barrières de pluie et de la signalisation afin de préserver l’intégrité des chaussées. En outre, les participants ont plaidé pour une augmentation de la quote-part du Fonds national d’entretien routier (FONER) et pour la sécurisation d’une dotation budgétaire stable.
Les experts ont également soutenu la transition vers un modèle de gestion fondé sur les « niveaux de service », avec une priorité accordée aux zones à fort impact agricole. Ils ont aussi insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des comités locaux d’entretien routier (CLER) et d’impliquer davantage les entités territoriales décentralisées (ETD).
Le directeur général de l’OVDA, Cléophas Badiashile Katumba, a expliqué que cet atelier a permis de mettre en évidence l’existence de sept zones géotechniques en RDC en matière de routes de desserte agricole, chacune présentant des caractéristiques spécifiques.
« Cet atelier constitue l’aboutissement d’un processus qui nous a conduits sur le terrain pour réaliser des études de sols. À l’issue de ces études, nous avons identifié sept zones géotechniques à travers le pays. Cela nous permettra de déterminer les techniques et les produits adaptés pour stabiliser les sols en fonction des spécificités de chaque zone », a-t-il déclaré.
Selon lui, les résolutions issues de ces assises seront transmises au ministère de tutelle afin de mobiliser les moyens nécessaires à leur mise en œuvre.
« La prochaine étape consiste à soumettre ces résolutions à notre autorité de tutelle, le ministre du Développement rural, chargé de la politique gouvernementale dans ce secteur. L’objectif est de mobiliser les moyens nécessaires afin de mettre en œuvre ces recommandations et de permettre au monde rural de bénéficier de routes de desserte agricole durables », a ajouté Cléophas Badiashile Katumba.
Représentant le directeur général du Fonds national d’entretien routier (FONER), le directeur technique, Ange Mushigo Velu, a salué la qualité des réflexions menées par les experts. Il a également réaffirmé l’engagement du FONER à accompagner la mise en œuvre de ces résolutions, désormais considérées comme le socle du nouveau référentiel technique applicable aux routes de desserte agricole en RDC.
L’atelier a été clôturé par le directeur de cabinet du ministre du développement rural.






