Plus de 1200 cas de violation des droits de l’homme, dont 59 cas de violence sexuelle, ont été comptabilisés au cours du mois de mai en République démocratique du Congo. Dans son dernier rapport mensuel rendu public ce vendredi 24 juillet 2026, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) tire la sonnette d’alarme et souligne que 80% de ces violations sont concentrées en Ituri et dans les deux Kivu.
Le BCNUDH constate une nette dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire sur le territoire national au cours du mois de mai 2026.
L’augmentation est brutale : +26 % de violations et +20 % de victimes en un mois. En mai 2026, le BCNUDH avait documenté au moins 481 violations des droits humains ayant touché près de 1 200 personnes sur l’ensemble du territoire national.
Cette hausse s’explique principalement par l’intensification des violences dans l’Est du pays. Les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri se concentrent à elles seules plus de 80 % des exactions, sous le coup des attaques des rebelles :
Sur le plan des violences sexuelles liées au conflit, le rapport comptabilise 59 victimes, majoritairement des femmes et des jeunes filles.
Si le chiffre global baisse par rapport à avril, les acteurs étatiques, principalement des militaires FARDC, sont désignés comme premiers responsables de près de la moitié de ces exactions, devant les groupes armés.
Toutefois, le salue la progression de la justice. Au cours du mois, 66 poursuites judiciaires ont été engagées contre des militaires, des policiers et des civils, aboutissant à près de 50 condamnations pour violences graves.






