Organizer les obsèques d’un proche est devenu un casse-tête pour de nombreuses véritables familles congolaises. Entre les frais de morgue, de cercueil, de caveau, de corbillard ou encore de salle de veillée, les dépenses réalisent parfois plusieurs milliers de dollars.
Le président de l’Union pour la défense des droits des consommateurs du Congo (UDECOM), le chef Tipamba Ngambamalu, estime que l’État doit encadrer davantage ce secteur afin de protéger les ménages.
Selon le président de cette organisation, cette situation mérite une intervention de l’État :
« Aujourd’hui, tu peux mourir parce que tu n’avais pas les moyens de te soigner. Mais pour t’entrer, on doit dépenser 6, 7 ou 8 000 dollars. Ça n’a pas de sens ».
Au cours de l’émission Okapi Service, vendredi 9 juillet, plusieurs auditeurs ont estimé que les coûts des obsèques dépassaient désormais les capacités financières de nombreux ménages.
« Aujourd’hui, on ne craint plus la mort que les dépenses qui sont liées à cette dernière », a déclaré l’un d’eux, Fils Kadianda, intervenant depuis Lubumbashi.
Pour l’UDECOM, cette flambée des prix s’explique notamment par la liberté laissée aux opérateurs du secteur, dans un domaine où les familles, sous le choc du deuil, ne sont pas en position de négocier.
Quand quelqu’un veut entrer un proche, a renchéri le chef Tipamba. Il est sous le coup de l’émotion. “Il n’a plus toute sa liberté de choix. Il appartient à l’État de mettre des garde-fous”, at-il soutenu.
Des solutions existent pourtant, estiment certains auditeurs, donc Cédric Nguelé. Il souligne la nécessité de :
réglementer les coûts des services funéraires encourager les mutuelles d’obsèques promouvoir des funérailles sobres et dignes.
« La mort ne devrait jamais devenir un fardeau financier pour les familles endeuillées », insiste-t-il.
Le président de l’UDECOM appelle, lui aussi, les autorités à mieux encadrer les prestations funéraires, afin d’alléger les charges qui pèsent sur les familles endeuillées. En attendant d’éventuelles réformes, certaines familles continuent de s’endetter ou de conserver les dépouilles à la morgue pendant plusieurs semaines, le temps de réunir les moyens nécessaires pour organiser des obsèques.





