Alors que l’épidémie d’Ebola continue de sévir dans l’Est de la République démocratique du Congo, le gouvernement affirme avoir renforcé les mécanismes de protection en faveur des enfants affectés par la maladie. Des mesures de prise en charge psychosociale, alimentaire et médicale sont actuellement mises en œuvre avec l’appui de partenaires humanitaires, dont l’UNICEF.
La ministre des Affaires humanitaires et de l’action sociale, Ève Bazaiba, l’a rapporté ce jeudi 18 juin à Bunia, lors d’un point de presse consacré à l’évaluation de la riposte contre Ebola.
Selon la ministre, les interventions concernent principalement les enfants âgés de 0 à 17 ans dont les parents sont décédés ou sont actuellement pris en charge dans les centres de traitement Ebola.
Afin de les protéger contre les risques de contamination et de leur garantir un accompagnement adapté, des dispositifs spécifiques ont été mis en place dès la détection de cas confirmés ou suspects au sein des familles.
« Nous ne pouvons pas laisser les enfants exposés », a insisté Ève Bazaiba, expliquant que des espaces d’accueil et de protection ont été aménagés à proximité des sites de riposte.
Des crèches et un accompagnement psychosocial
Ève Bazaiba indique que des structures d’accueil temporaires sont mises en place pour les nourrissons et les jeunes enfants séparés de leurs parents en raison de la maladie.
« Ces dispositifs mobilisent des équipes composées de nourricières, de médecins, d’infirmiers et de psychologues chargés d’assurer le suivi médical et psychosocial des enfants », explique-t-elle.
Selon la ministre, cette prise en charge vise également à réduire le stress des parents hospitalisés, dont l’état de santé peut être aggravé par l’inquiétude liée au sort de leurs enfants.
Le gouvernement et ses partenaires humanitaires accordent également une attention particulière aux enfants devenus orphelins à la suite de l’épidémie.
D’après Ève Bazaiba, ces enfants sont souvent confrontés à la stigmatisation au sein des communautés, certaines familles hésitant à les accueillir par crainte de la maladie. Avec l’appui de l’UNICEF, des mécanismes d’accompagnement ont été mis en place pour assurer leur protection et leur intégration.
Des actions également en faveur des déplacés
La ministre a également indiqué que les interventions humanitaires concernent les populations déplacées, particulièrement exposées aux risques sanitaires en raison de leurs conditions de vie précaires.
Lors de sa mission à Bunia, Ève Bazaiba a précisé que l’une de ses priorités était de renforcer les mesures barrières et les dispositifs de prévention destinés aux enfants, considérés parmi les groupes les plus vulnérables face à l’épidémie.






