Le gouvernement congolais a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de son appareil étatique, en lançant, jeudi 21 mai, le « Prix du service public ».
Cette initiative vise à instaurer une culture d’émulation et de performance au sein des institutions publiques.
Récompenser les innovations et les bonnes pratiques
Porté par un processus de sélection rigoureux et ouvert, ce prix ne cible pas des individus, mais plutôt des innovations structurelles.
Les souscriptions sont ouvertes en ligne à date de ce jeudi 21 mai et se clôtureront le 30 septembre 2026.
Selon le Directeur général de l’École nationale d’administration (ENA), Guillaume Banga, les dossiers seront évalués par un jury indépendant composé de 13 experts internationaux dotés d’une solide expérience dans la gestion des distinctions publiques à travers le monde.
« Nous voulons que ce prix soit prestigieux pour récompenser les bonnes pratiques, pas les personnes. Il s’agit de valoriser les dynamiques administratives concrètes mises en œuvre au sein des services publics », a-t-il précisé.
Vers une administration de rendement et de résultats
Pour le vice-Premier ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ce prix s’inscrit dans la vision globale de la réforme de l’État. Il s’agit d’un levier stratégique pour pousser les différentes directions et ministères à s’auto-évaluer et à parfaire leurs méthodes.
« L’heure de mettre un focus sur la qualité est arrivée. Nous voulons aller vers une administration publique plus efficace, efficiente, qui soit au rendez-vous du rendement et des résultats. Le prix du service public est mis en place pour créer de l’émulation entre les différents services afin qu’ils travaillent à s’améliorer eux-mêmes », at-il martelé.
A terme, cette émulation interne entend contribuer à une durable de la qualité des prestations fournies au quotidien aux usagers et aux citoyens congolais.






