La sortie officielle de la « Coalition Article 64 pour la Défense de l’Ordre Constitutionnel » (C64) continue de susciter des réactions au sein de la classe politique. Dans un communiqué publié ce mercredi 20 mai 2026, le mouvement Sauvons la RDC a apprécié cette initiative, tout en exhortant la nouvelle plateforme de l’opposition et de la société civile à intensifier sa lutte contre ce qu’il qualifie de « dérives autoritaires ».
Une convergence de vues sur l’urgence constitutionnelle
Pour le mouvement Sauvons la RDC, proche de l’ancien président Joseph Kabila, l’avènement de la Coalition C64 rejoint un combat qu’il mène déjà depuis près d’un an. Face au mode de gouvernance actuel, l’organisation estime que l’application de l’article 64 de la Constitution est désormais « une exigence existentielle pour la nation » et le dernier rempart pour sauvegarder la République.
Aller au-delà de la seule défense de la Constitution
Tout en soutenant la démarche, Sauvons la RDC invite les membres de la coalition à ne pas s’arrêter en si bon chemin. Selon ce mouvement, s’opposer aux velléités de modification des textes constitutionnels, à une éventuelle prolongation du mandat présidentiel au-delà de 2028 ou à l’hypothèse d’un troisième mandat consécutif est une démarche cruciale, mais encore insuffisante.
L’organisation souligne que la crise actuelle dépasse le simple cadre juridique et traduit un problème structurel plus profond, marqué par la mauvaise gestion de l’État et l’installation d’une « tyrannie ».
Appel à une mobilisation populaire générale
Face à ce qu’il qualifie d’urgence nationale, le mouvement Sauvons la RDC réitère son appel à un sursaut patriotique et invite le peuple congolais à faire bloc. Cette mobilisation doit viser, selon lui, non seulement le strict respect de la Loi fondamentale, mais également la fin définitive des tentatives de perpétuation du pouvoir, condition sine qua non pour restaurer la paix, la dignité et la prospérité du pays.
Par ailleurs, le débat sur l’avenir constitutionnel se durcit à Kinshasa. Lors d’une rencontre avec la presse ce jeudi, Eugène Diomi Ndongala, président du parti Démocratie Chrétienne, a lui aussi réaffirmé son opposition catégorique à tout changement ou révision de la Constitution.






