L’Union des consommateurs du Congo, dans la province du Kwilu, tire la sonnette d’alarme sur le non-fonctionnement de l’abattoir de la ville de Bandundu. Elle s’inquiète des risques sanitaires auxquels la population est exposée, faute d’un contrôle vétérinaire régulier des animaux abattus et de la viande destinée à la consommation.
Selon l’Union des consommateurs, en l’absence d’un abattoir opérationnel, des particuliers procèdent librement à l’abattage et à la commercialisation des animaux, sans que la viande ne soit systématiquement soumise à une inspection sanitaire par les services compétents.
Pour Didier Abukani, président provincial de l’Union des consommateurs du Kwilu, cette situation constitue une menace pour la santé publique :
“Chacun est libre d’abattre sa bête et vendre sans que cette viande soit contrôlée par les services attitrés, dont les services vétérinaires qui ont presque disparu avec le temps. Les abatteurs à leur tour ont fabriqué leurs abattoirs devant les maisons où les consommateurs viennent s’approvisionner sans que les services vétérinaires interviennent avec le risque maximum de contamination des maladies liées à ces animaux incontrôlés”.
Cette organisation citoyenne estime qu’un contrôle sanitaire efficace permettrait de limiter la consommation de viande provenant d’animaux malades et de prévenir certaines maladies transmissibles à l’homme.
Elle déplore également la faible présence des services vétérinaires sur le terrain et plaide pour un renforcement de leur contrôle, afin de mieux protéger la santé des consommateurs.






