Dans la bataille entre les partisans et les opposants à la révision constitutionnelle, le parti politique Base Républicaine (BR) adopte une troisième voie, en prônant avant tout la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
Son président national, Hugo Zala, a dévoilé cette position lors d’un échange avec les médias, ce lundi 1er juin, à Kinshasa. Selon lui, le débat sur la modification ou non de la Constitution est inopportun à un moment où la RDC fait face à un défi existentiel lié à l’agression dans sa partie orientale.
« Pendant que le pouvoir public est interrompu dans une partie du territoire, nous ne pouvons pas parler de la Constitution avant de rétablir l’autorité de l’État. Le rétablissement de l’État est un débat prioritaire. Nous regrettons qu’aujourd’hui, le débat sur la Constitution ait pris de la valeur au sein de l’opinion, au point de faire oublier qu’une partie de notre territoire échappe à notre contrôle », a-t-il déploré.
Hugo Zala a également exprimé son souhait de voir la RDC recouvrer son intégrité territoriale de 2 345 000 km², comme le stipule l’article 1er, alinéa 2, de la Constitution.
A ce stade, il estime que les Congolais devraient faire preuve de solidarité envers leurs compatriotes de l’Est, qui vivent sous les bruits de bottes.
Pour la Base Républicaine, le débat sur la Constitution ne devrait même pas être prioritaire. À la place, le parti appelle à un dialogue républicain axé sur la restauration de l’État.
En cette période de crise sécuritaire, la Base Républicaine propose de repartir des bases posées par l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, afin de bâtir une nouvelle architecture de paix et de stabilité en RDC.
Sur le plan sécuritaire, cette formation politique recommande également de s’appuyer sur l’Accord de paix de Washington et celui de Doha pour rétablir d’urgence l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national.
« Sur le plan sécuritaire, il est nécessaire de sécuriser les frontières entre la RDC, le Burundi, l’Ouganda et le Rwanda par les éléments de la MONUSCO, pendant une période transitoire, avant la normalisation définitive de la situation. Cela permettrait de contrôler les mouvements et le trafic transfrontaliers, et d’empêcher la circulation des groupes armés d’un pays à l’autre », a poursuivi Hugo Zala.






