Revue de presse de ce lundi 8 juin 2026
La Une des journaux parus ce lundi reste dominée par le débat sur le projet de réforme constitutionnelle.
Le Potentiel explique que l’Église du Christ au Congo (ECC), la principale plateforme protestante du pays, refuse de voir la loi fondamentale modifiée dans la précipitation ou la discorde. Pour ce journal, l’approche de l’ECC est une mise en garde claire : aucun changement ne peut être légitime sans un consensus préalable entre toutes les forces vives de la nation, particulièrement dans le contexte sécuritaire actuel.
Congo Nouveau enchaîne en notant que l’ECC rappelle que la Constitution du 18 février 2006 est issue d’un large consensus national et international, fruit d’un long processus de transition et de compromis majeurs depuis 1960. Elle consacre la séparation des pouvoirs et garantit les libertés fondamentales, ce qui en fait une loi fondamentale proche du constitutionnalisme universel. Tout en reconnaissant que la Constitution reste une œuvre humaine perfectible, l’ECC souligne que toute réforme doit répondre aux conditions préalables fixées par les articles 218, 219 et 220.
Pour Africa News, l’ECC est d’avis que la méthode compte autant que le fond. « L’arbre à palabre demeure un espace privilégié d’écoute mutuelle, de partage et de construction du consensus », souligne la déclaration de cette Église.
Le Quotidien, pour sa part, rapporte qu’à l’initiative de la Coalition citoyenne pour la Nation (CCN), dirigée par l’archevêque Evariste Ejiba Yamapia, des Congolais, venus de quatre districts de la ville-province de Kinshasa, ont marché, vendredi 5 juin, pour notamment soutenir l’ouverture du débat national autour de la Constitution afin de doter la RDC d’institutions modernes, adaptées à ses réalités socio-économiques et protectrices de la souveraineté nationale.
Une marche qui, selon M. Ejiba, a atteint ses objectifs, fait savoir Africa News.
Allant dans le même sens, Infos 27 met en avant le décryptage du député national Olivier Katuala. L’élu de Lukunga y affirme que la proposition de loi portant sur l’organisation du référendum, actuellement sur la table de l’Assemblée nationale, ne constitue en rien une tentative de réécriture clandestine ou un passage en force. Selon son analyse reprise par le journal, il s’agit simplement de combler un vide juridique qui persiste depuis vingt ans afin de doter le pays d’un outil démocratique standard.
Pour sa part, Le Phare note l’impasse juridique de la coalition de l’opposition, le C64, qui menace de porter plainte contre le Chef de l’État pour « coup d’État constitutionnel », une infraction qui, rappelle le quotidien, n’existe tout simplement pas dans le droit positif congolais.





