Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) condamne avec fermeté ce mardi 5 mai l’incendie de son siège situé sur le boulevard Sendwe, dans la commune de Kalamu à Kinshasa, survenu lundi en marge d’une marche organisée par l’UDPS, parti du chef de l’État Félix Tshisekedi, et ses alliés de l’Union sacrée de la nation.
Cette mobilisation visait notamment à soutenir les sanctions américaines prises contre l’ancien président Joseph Kabila, accusé de liens avec les rebelles de l’AFC/M23.
Le PPRD est le parti de l’ex-président Joseph Kabila.
Le PPRD dénonce les « dérives du pouvoir »
Réagissant ce mardi sur Radio Okapi, le secrétaire permanent adjoint du PPRD, Ferdinand Kambere, a exprimé ce qu’il qualifie de « dérives du pouvoir en place ».
Il accuse notamment les États-Unis de fermer les yeux sur les violences visant l’opposition, estimant que ces actes se déroulent dans un contexte de soutien international au régime en place.
« Nous condamnons avec la plus grande énergie les actes de vandalisme qui ont visé notre siège. Les images parlent d’elles-mêmes », at-il déclaré, dénonçant également un climat politique qu’il juge déséquilibré.
Lamuka dénonce un « deux poids, deux mesures »
De son côté, la coalition d’opposition Lamuka s’insurge contre ce qu’elle considère comme « une gestion inéquitable des manifestations publiques ».
Son porte-parole, Prince Epenge, affirme que les activités de l’opposition et des mouvements citoyens sont régulièrement interdites ou réprimées, contrairement aux manifestations de l’Union sacrée, qui bénéficiaient d’un encadrement des forces de l’ordre.






