Une accalmie durable s’installe depuis quelques jours dans plusieurs localités de l’Ituri, permettant aux habitants de regagner leurs villages et de relancer les activités économiques. Cette sécurité est le fruit des patrouilles conjointes par les FARDC et les casques bleus de la MONUSCO, ainsi que des opérations militaires contre les rebelles ADF.
À Komanda, dans la chefferie de Basili, tout comme à Banvokutu, Bamande et Mungamba, le paysage change. Des familles qui avaient fui les violences depuis des années reviennent désormais sur leurs terres. Ce retour s’accompagne d’une reprise libre d’activités agricoles et de l’exploitation du bois, piliers de l’économie locale.
Sécurisation des axes routiers
L’un des signes les plus concrets de cette stabilisation est la fluidité du trafic sur la route Komanda-Yedi, dépendant des territoires d’Irumu et de Mambasa. Les menaces qui pesaient autrefois sur les transporteurs et les civils se sont estompées, grâce à une présence militaire accumulée.
« Les patrouilles avec les FARDC et les casques bleus le font. J’ai reçu des témoignages qu’ils continuent à le faire », a confirmé le colonel Siro Simba, administrateur du territoire d’Irumu.
Par ailleurs, un retour progressif des déplacés est observé le long de la Rute nationale numéro 4, sur le tronçon Luna-Komanda.
Appel à la poursuite des opérations en profondeur
Malgré ce bilan positif, la société civile reste vigilante. Tout en saluant l’amélioration de la situation, elle exhorte les forces coalisées à ne pas relâcher la pression sur les groupes armés.
Christophe Munyanderu, acteur de la société civile locale, insiste sur la nécessité de poursuivre les opérations militaires « en profondeur dans la forêt », afin de débusquer les derniers retranchements des miliciens et de garantir une paix définitive dans la région.





