Cinquante-deux ans après le Zaïre de 1974, la RD Congo a enfin retrouvé la Coupe du monde. Un retour qui a mis du temps à se décanter. C’est l’histoire à la fois d’un vivier local de joueurs et d’une diaspora longtemps perdue, que la fédération est allée rechercher dans les académies européennes, et qui a fini par dire oui.
Une diaspora éparse, puis convaincue
Longtemps, le Congo a vu filer ses profils les plus prometteurs vers l’Europe. Le public se souvient de Roger Lukaku, né à Kinshasa, qui portait par exemple le maillot du Zaïre dans les années 1990. Ses fils Romelu et Jordan ont choisi la Belgique, comme Vincent Kompany avant eux.
La règle FIFA assouplie en 2020, qui autorise sous conditions un joueur à changer de sélection, a contribué à changer quelque peu la tendance, sans l’inverser pour autant. La même communauté belgo-congolaise « rend » désormais une poignée de profils aux Léopards.
Cédric Bakambu (35 ans) est sans doute le cas le plus révélateur. Champion d’Europe des moins de 19 ans avec la France en 2010, l’attaquant a finalement opté pour la RDC en 2015, avant de se voir confier la mission d’en rallier d’autres, tels Arthur Masuaku. Ce ralliement ne doit rien au hasard, car une quatrième place à la CAN 2023, la meilleure depuis des décennies, avait achevé de convaincre les hésitants.
Wan-Bissaka et Tuanzebe, deux cas très révélateurs
Parmi les hésitants, il y eut deux autres trajectoires intéressantes. Aaron Wan-Bissaka (28 ans), formé à Crystal Palace et passé par Manchester United, avait grandi sous le maillot anglais des espoirs. Jamais appelé chez les A, le latéral de West Ham a tranché pour la RDC et récupéré son passeport à Bruxelles à l’été 2025.
Axel Tuanzebe (28 ans), lui, est revenu d’où il était parti. Né à Bunia, arrivé enfant en Angleterre pour fuir la guerre, formé à Manchester United au point d’y contenir un soir Kylian Mbappé en Ligue des champions, il avait porté les couleurs anglaises avant de rejoindre les Léopards.
C’est lui qui, d’un but à la centième minute contre la Jamaïque, a renvoyé la RDC au Mondial. Sébastien Desabre, l’un des nombreux techniciens français du tournoi, a d’ailleurs bâti sa liste mondialiste sur cette ossature, presque sans la retoucher.
Le Mondial, une vitrine pour le mercato des Léopards
Le marché des joueurs, c’est bien connu, ne s’arrête jamais, Mondial ou pas. La fenêtre estivale du mercato, ouverte dès le 15 juin en Angleterre, court jusqu’en septembre, à un moment où la saison de leurs clubs aura déjà repris.
Le premier temps fort de la saison 2026-2027 est traditionnellement la Supercoupe de l’UEFA. Elle se tient cette année le 12 août. Cette année, c’est même l’un des matchs phares attendus sur les plateformes de paris foot, qui d’ailleurs donnent le PSG, vainqueur de la Ligue des champions, (très) large favori face à Aston Villa, à 1,60 contre 5,50.
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— Paris Saint-Germain (@PSG_inside) June 5, 2026
Le résultat devrait peut-être accélérer l’habituel jeu des chaises musicales en club, à la fois pour renforcer les bancs et les onze de départ, notamment en Angleterre avec le changement des limites sur le ratio dépenses/revenus financiers.
Au final, choisir les Léopards, pour ces joueurs du marché européen, tient autant du cœur que de la raison. Le tournoi est une vitrine unique, et beaucoup l’ont abordé en sachant qu’un bon parcours pèse significativement au moment des choix de carrière en club.






