Le Gouvernement congolais a décidé de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, les activités académiques et par-académiques dans 11 établissements publics d’enseignement supérieur situés à Goma (Nord-Kivu) et à Bukavu (Sud-Kivu), deux villes actuellement sous contrôle de l’AFC/M23, en raison de la situation sécuritaire. La mesure a été prise par la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Sombo Ayanne Safi Mukuna Marie-Thérèse, dans un arrêté ministériel daté du 20 août 2026.
L’arrêté concerne l’année académique 2026-2027. Il suspend notamment les inscriptions, réinscriptions, enseignements, évaluations et délibérations dans les établissements concernés. Le ministère justifie cette décision par « la situation sécuritaire particulièrement préoccupante » qui prévaut dans les villes de Goma et de Bukavu, tout en évoquant la nécessité de garantir la sécurité des étudiants et du personnel ainsi que la régularité des titres académiques délivrés en République démocratique du Congo.
Cinq établissements concernés à Goma
À Goma, la suspension concerne cinq établissements publics :
- Université de Goma (UNIGOM)
- Institut supérieur de commerce (ISC-Goma)
- Institut supérieur des techniques médicales (ISTM-Goma)
- Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA-Goma)
- Institut supérieur pédagogique (ISP-Goma)
Six établissements suspendus à Bukavu
À Bukavu, six institutions sont visées par cette décision :
- Université officielle de Bukavu (UOB)
- Institut supérieur de commerce (ISC-Bukavu)
- Institut supérieur des techniques médicales (ISTM-Bukavu)
- Institut supérieur pédagogique (ISP-Bukavu)
- Institut supérieur de développement rural (ISDR-Bukavu)
- Institut supérieur d’administration et de management (ISAM-Bukavu)
Une dérogation pour les étudiants finalistes
L’arrêté prévoit néanmoins une exception pour les étudiants finalistes de l’année académique 2025-2026 dont le cursus n’a pas pu être achevé. Ils sont autorisés à présenter leurs évaluations ou à accomplir les activités académiques nécessaires à la finalisation de leur formation au sein d’établissements publics ou privés dont les autorités sont légalement établies par la République démocratique du Congo ou régulièrement constituées. Le Gouvernement affirme enfin maintenir une observation permanente de l’évolution de la situation sécuritaire afin d’envisager la reprise des activités académiques dès que les conditions le permettront.




