En prélude à une imminente session extraordinaire du Parlement, les présidents des assemblées provinciales ont porté leurs préoccupations directement au Sénat. Reçue mardi 23 juin par le président de la chambre haute, Jean-Michel Sama Lukonde, leur délégation a appelé à des réponses urgentes face à des difficultés qui affectent le fonctionnement des institutions provinciales.
Alors qu’une session extraordinaire du Parlement est annoncée dans les prochains jours, les assemblées provinciales font entendre leur voix. Leurs représentants ont présenté à Jean-Michel Sama Lukonde, plusieurs préoccupations jugées prioritaires. Parmi elles figure la crise de trésorerie qui touche plusieurs assemblées provinciales.
Ingérences du pouvoir central
Selon la délégation, les arriérés de salaires et d’émoluments des députés provinciaux continuent de fragiliser le fonctionnement des institutions dans les provinces. Les élus demandent ainsi au Sénat de s’impliquer davantage pour faciliter la recherche de solutions.
Autre préoccupation évoquée concerne les relations entre les assemblées provinciales et le ministère de l’Intérieur. Les présidents des assemblées dénoncent ce qu’ils considèrent comme des « ingérences incompatibles avec l’autonomie administrative et de gestion » reconnue aux provinces par la Constitution.
Réforme constitutionnelle
La délégation a également abordé le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle. Elle rappelle que les 780 députés provinciaux représentent une force institutionnelle importante, dont la participation ne saurait être ignorée dans les discussions touchant à l’avenir de la Loi fondamentale.
Enfin, les participants ont évoqué la situation sécuritaire dans l’Est du pays, réaffirmant leur soutien aux efforts engagés pour restaurer la paix. Pour eux, la stabilité nationale passe aussi par une meilleure prise en compte des réalités et des préoccupations des provinces.




