À Kinshasa, le phénomène de nuisance et de tapage sonore prend de l’ampleur et irrite de plus en plus. Les nuisances sonores provoquées par certaines églises, bistrots et activités commerciales inquiètent la population.
Face à cette situation, plusieurs habitants appellent les autorités à faire respecter la réglementation en vigueur afin de garantir un environnement plus apaisé.
Ras-de-bol des habitants
Dans les quartiers Ma Campagne, DGC ou Sola, les habitants caractérisent une situation devenue insupportable. Interrogé par Radio Okapi, certains riverains expliquent que le
le volume élevé des haut-parleurs, notamment lors des cultes et animations commerciales, perturbe leur quotidien et leur repos.
« Les chefs de quartiers sont-ils informés ? Entendent-ils ce que nous vivons ? Leur volume nous dérange et nous met très mal à l’aise », déplore un riverain.
Pour sa part, le pasteur Felly Feti de l’église Assemblée des Saints reconnaît les dérives et appelle à plus de responsabilité.
« Dieu est un Dieu d’ordre. L’église doit revoir les horaires de culte pour ne pas pénaliser les autres, surtout ceux qui travaillent ou qui ont besoin de repos », déclare-t-il.
Un cadre légal déjà existant
Par ailleurs, Jules Kabuanga, bourgmestre adjoint de Ngaliema, indique avoir déjà échangé avec certains responsables d’églises et exploitants de terrasses. Il explique avoir mis en place des mesures adéquates pour les récidivistes.
La question des nuisances sonores n’est pas nouvelle en RDC. Le 15 juin 2024, l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, avait instruit le procureur général près la Cour de cassation de sévir contre les auteurs de tapages excessifs.






