Les élèves finalistes du cycle secondaire de la province du Kasaï-Central sont interdis d’organiser les séances de maquis pour préparer l’examen d’État.
La décision est contenue dans une correspondance officielle du 10 avril de l’Inspection principale provinciale de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté attribuée aux chefs d’établissements scolaires.
A l’approche de la hors-session de cette épreuve certificative, l’Inspecteur principal provincial (IPP) a interdit l’organisation de retraite liée.
Boecien Kamanga, inspecteur provincial à l’intérim de l’Éducation Nationale, estime que cette pratique favorise la dépravation des mœurs chez les élèves finalistes. Il rappelle également que l’organisation des « maquis » n’est pas reconnue par la loi-cadre de l’enseignement. Ainsi, il en interdit l’organisation, aussi bien dans les écoles qu’en dehors.
Une mesure controversée
Malgré cette interdiction, les maquis continuent de s’organiser en dehors du système officiel. Chaque année, des élèves louent des maisons pour réviser ensemble, souvent sans encadrement.
Le mouvement citoyen Filimbi rappelle que, chaque année, cette mesure est prise sans être réellement appliquée.
André Mujangi, coordonnateur provincial de ce mouvement, déplore le non-respect récurrent de cette mesure. Il appelle le gouvernement à mener des actions concrètes sur le terrain afin d’arrêter cette pratique pas souvent bien encadrée.
« L’IPP doit travailler en collaboration avec la police et l’ANR pour suivre cet aspect de maquis. Parce que le préfet peut passer un message dans la salle mais à 12 heures soit 17 heures il rentre chez lui. Les apprenants seront obligés d’aller où ils sont en train de louer la maison »
Par ailleurs, l’Inspection provinciale a déjà mis en garde les chefs d’établissements contre toute violation de cette mesure. Cependant, malgré cette énième interdiction, les « maquis » continuent de s’organiser dans l’ombre.




