Les journaliers de la Société nationale d’électricité (SNEL) à Kalemie, dans la province du Tanganyika, dénoncent leurs conditions précaires de travail et demandent la régularisation de leur situation professionnelle.
Dans un mémorandum adressé mercredi 26 août aux responsables de la SNEL, ces agents affirment travailler depuis plusieurs années sans contrat, sans couverture médicale ni autres avantages sociaux. Ils soulignent également participer à plusieurs activités essentielles au fonctionnement de la société dans la ville.
Des années de travail sans contrat
Ces journaliers disent notamment assurer des travaux de dépannage, d’entretien du réseau, de recouvrement et d’exploitation à travers Kalemie.
« Depuis plusieurs années, nous assurons avec dévouement et au péril de notre vie les travaux de dépannage, d’entretien réseau, de recouvrement et d’exploitation sur l’ensemble de la ville de Kalemie », peut-on lire dans leur mémorandum.
Ils réclament notamment la régularisation et la certification de leur situation, ainsi que la prise en compte des journaliers de Kalemie dans le processus de normalisation engagé dans les autres centres du Grand Katanga.
Ils demandent également l’annulation des processus de recrutement organisés à Lubumbashi dans le Haut-Katanga, qu’ils estiment ne pas suffisamment prendre en compte les candidatures des journaliers de Kalemie.
La SNEL annonce un processus de normalisation
Contacté sur ces accusations, le directeur régional Sud de la SNEL, Ralph Mbayo, affirme que le processus de normalisation de la situation des journaliers est en cours.
Il précise que cette démarche concerne également les journaliers affectés au centre de Kalemie.






