Les personnes vivantes avec handicap, déplacées à la suite de la guerre ont été menées par le M23 dans plusieurs localités du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, lancent un appel urgent à l’aide humanitaire.
Une délégation de l’ASBL Voix des handicapés pour l’autonomie et le développement (VHAD) séjourne actuellement à Kinshasa afin de porter ce plaidoyer auprès des autorités nationales et des partenaires humanitaires.
Dans une interview accordée à Radio Okapi vendredi 24 avril, le secrétaire général de cette organisation, Pierre Bandu, a alerté sur les conditions de vie extrêmement précaires des personnes vivantes avec handicap, notamment dans les villes de Beni et Butembo, où elles affirment manquer de tout.
Selon lui, aucune assistance humanitaire n’a été reçue depuis leur arrivée dans plusieurs localités, notamment Beni, Butembo, Lubero et Oicha.
« Nous sommes venus à Kinshasa pour plaider afin que les autorités puissent subvenir aux besoins de ces déplacés, en particulier les plus vulnérables, notamment les personnes à mobilité réduite, qui ne peuvent rien faire seules. Quand nous sommes arrivés dans le Grand Nord, il n’y a pas eu de camps aménagés. À part à Lubero, où il existe un seul site qui ne répond même pas aux normes adaptées aux personnes vivantes avec handicap », a déploré Pierre Bandu.
Le secrétaire général de la VHAD indique également que les familles d’accueil, épuisées et sans moyens, éprouvent de plus en plus de difficultés à continuer de prendre en charge ces déplacés.
Il a en outre signalé le décès d’un homme vivant avec handicap, faute de médicaments et de structures de prise en charge adéquates.
« Nous lançons un cri d’alarme à tous ceux qui ont les moyens -autorités, humanitaires, bienfaiteurs et personnes de bonne volonté -pour qu’ils nous viennent en aide. La situation est catastrophique. Certains déplacés vivant avec handicap dormant encore à la belle étoile», conclut Pierre Bandu.






