Lancés en janvier dernier, les travaux de lutte antiérosive dans la ville de Kananga (Kasaï-Central), affichant des avancées significatives, ont été constatés Radio Okapi lundi 27 avril 2026. Sur plusieurs sites, le remblayage des ravins permet déjà de désenclaver des quartiers entiers et de sécurisation des infrastructures sociales essentielles.
Ces travaux sont financés par la Banque mondiale via le Projet d’urgence et de résilience urbaine (PURUK). Inscrit dans le cadre d’un financement de 100 millions de dollars américains accordé en 2023, ce projet du gouvernement congolais vise à stabiliser une ville menacée par plus de 800 têtes d’érosion.
Sur l’avenue Tabora, dans la commune de Nganza, l’entreprise Zengwei est à pied d’œuvre pour combler un ravin qui isolait les habitants depuis des années.
La fin d’un calvaire pour les habitants
Pour les populations riveraines, l’effectivité des travaux change radicalement le quotidien. Les témoignages recueillis sur place soulignent la dangerosité passée de ces sites.
« On souffrait parce qu’il n’y avait pas de passages. Certains enfants tombaient dans le ravin et se fracturaient. Aujourd’hui, nous sommes contents car le passage devient facile », se réjouit Lorata Kayembe, une habitante du quartier Nganza Sud.
Infrastructures sauvées et désenclavement
Les interventions ne se limitent pas aux zones résidentielles. À proximité, des travaux ciblent un ravin majeur qui menaçait d’engloutir l’école primaire Mukoleshi 2, la paroisse Saint-Martyrs et un centre de santé local. Selon le personnel soignant, l’enclavement causé par l’érosion avait même fait fuir certains partenaires techniques et éloigné les patients.
Actuellement, les chantiers se poursuivent sur les sites de l’UKA, Lukonga ainsi qu’au quartier Mobutu (site Nzanza).
L’appel à l’accélération
Malgré ces progrès, la société civile reste vigilante. Face à l’ampleur du défi — Kananga comprenant des centaines de foyers érosifs — elle appelle les responsables du projet PURUK à accélérer le rythme des travaux et à étendre les zones d’intervention pour sauver la ville d’un effondrement progressif.






