Les incidents survenus vendredi 12 juin 2026 aux abords du Palais du peuple à Kinshasa, lors du sit-in de l’opposition, continuent de susciter des réactions. Plusieurs organisations de défense des droits humains, en RDC comme à l’étranger, dénoncent un usage excessif de la force et réclament l’ouverture d’une enquête indépendante. Elles appellent également les autorités à garantir les libertés publiques et à faire toute la lumière sur les violences qui ont émaillé cette manifestation contre le projet de réforme constitutionnelle, initiée par le pouvoir en place.
Parmi les premières réactions figure celle de la Voix des Sans Voix (VSV). Dans un communiqué publié vendredi, l’organisation dénonce une répression « musclée, sanglante et disproportionnée ».
Passivité des agents de l’ordre face aux violences
La VSV fait état de plusieurs blessés et condamne également les actes de vandalisme visant notamment le siège de l’ECiDé, parti de l’opposant Martin Fayulu. Elle s’interroge par ailleurs sur l’attitude des forces de sécurité, accusées d’être restées passives face à certaines violences. L’ONG réclame l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités.
La Nouvelle Société civile congolaise (NSCC) exprime une préoccupation similaire. Elle condamne « des actes de brutalité policière contre des citoyens » exerçant leurs libertés de réunion et de manifestation, garanties par la constitution. L’organisation exige la prise en charge des blessés, des sanctions contre les éventuels auteurs d’abus ainsi qu’un dialogue permettant l’expression démocratique des divergences politiques.
Une enquête indépendante
À l’international, Human Rights Watch est également montée au créneau. Sur le réseau social X, sa directrice de la division Crises, Conflits et Armes de l’organisation, Ida Sawyer, affirme que plusieurs responsables de l’opposition, dont Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Delly Sesanga, figurent parmi les personnes blessées lors des affrontements.
Elle évoque également des attaques contre le siège de l’ECiDé, parti de l’opposant Fayulu, et estime que les libertés d’expression et de réunion pacifique doivent être pleinement respectées.
Comme la Voix des Sans Voix et la Nouvelle Société civile congolaise, Human Rights Watch appelle les autorités congolaises à mener une enquête indépendante, impartiale et transparente sur les violences enregistrées lors de cette manifestation.




