Après plusieurs jours de tension, l’ AS Maniema Union a finalement tranché. Le club de Kindu participera bien aux playoffs… et disputera ses matchs à Lubumbashi, au stade TP Mazembe. Un revirement attendu. Mais pas sans message.
Un choix contraint, mais assumé
Au départ, Maniema Union avait rejeté les deux sites proposés par la Ligue Nationale de Football, Kinshasa et Lubumbashi. Le club dénonçait une organisation jugée floue et un manque de cohérence dans l’application des règles.
Finalement, les Unionistes ont choisi d’avancer. Direction Lubumbashi. Un choix pragmatique, presque obligé, pour rester dans la course au titre. Mais le fond du problème reste entier. En interne, le club continue de pointer une gestion irrégulière du championnat, avec des décisions qui changent et des règles appliquées de manière inégale.
Lubumbashi comme base, le stade TP Mazembe comme camp
C’est donc au stade TP Mazembe que Maniema Union disputera ses rencontres à domicile. Un cadre connu, mais loin de Kindu. Un déplacement logistique et financier important pour le club, qui doit s’adapter dans l’urgence. Malgré ça, le groupe a choisi de ne pas s’éparpiller. Se concentrer sur le terrain. Rien d’autre.
Une dynamique sportive solide
Sur le plan sportif, Maniema Union arrive lancé. Avec 51 points, le club a terminé en tête du groupe B, dépassant FC Les Aigles du Congo, longtemps leader. Une performance qui confirme la régularité des Kambelembele Boys cette saison.
Premier rendez-vous des playoffs, un duel face au CS Don Bosco, 4ème du groupe A. Un test immédiat pour le quart de finaliste de la dernière édition de la Coupe de la Confédération africaine de football.
Entre frustration et détermination
Le contexte laisse des traces. Le club parle d’un championnat mal maîtrisé, où les textes changent trop vite et perdent en crédibilité.
Mais sur le terrain, le discours est différent. Pas de plainte. Pas d’excuse. Juste l’envie de jouer et de prouver.
Répondre sur le terrain
Dans un environnement instable, Maniema Union choisit une ligne claire. Continuer, s’adapter, performer. Le message est simple. Les décisions se contestent, mais les matchs se gagnent. et c’est là que tout va se jouer.
Jeremie Ngeleka






