Environ 40 % des finalistes du secondaire n’ont pas pris part aux épreuves préliminaires de l’Examen d’État dans le territoire de Djugu, en Ituri, déplorent la société civile locale ce lundi 4 mai.
En cause, une insécurité persistante qui continue de perturber le système éducatif dans cette partie de la RDC.
Des élèves empêchés par les déplacements
Selon les acteurs de cette structure citoyenne, les violences armées ont provoqué ces derniers mois le déplacement de milliers d’habitants, correspondant à de nombreux élèves d’accéder aux centres d’examen. Certains candidats ont été redéployés vers des zones jugées plus sûres, notamment à Fataki et Bunia.
Mais pour une large frange d’élèves réfugiés dans des zones enclavées, l’accès reste impossible :
« Environ 40 % des finalistes n’ont pas pu participer aux épreuves », déplore Jules Tsuba, acteur local.
Mambasa également touché par les violences
Le même constat est dressé dans le territoire de Mambasa, où les attaques attribuées aux miliciens des ADF dans plus de 15 localités ont provoqué des cas d’abandon scolaire.
Le directeur provincial de l’EPST Ituri 1 indique que le nombre exact d’élèves absents n’est pas encore connu, selon les autorités éducatives provinciales, qui évoquent une situation encore en évolution.
Des écoles fermées et des sites saturés
À Bule, plus de 80 000 déplacés vivent sur le site de la plaine de Savo, où les écoles sont fermées depuis six mois. Les attaques répétées de la milice Convention pour la Révolution Populaire et les opérations militaires en cours ont rendu toute activité scolaire impossible.
Par ailleurs, plus de 30 000 personnes ont fui depuis mars vers d’autres zones, notamment Djaiba et le territoire de Mahagi, aggravant la pression sur les infrastructures d’accueil.
Des appels à un rapport des épreuves
Face à cette situation, plusieurs sources locales appellent le gouvernement à envisager un rapport des épreuves pour les élèves affectés par l’insécurité, afin de garantir l’égalité des chances.
Malgré ces difficultés, les autorités scolaires veillent à ce que les centres de passation soient officiellement ouverts restent opérationnels, même si une partie importante des candidats demeure exclue du processus.






