L’impact des violences armées sur le secteur éducatif est dramatique dans le territoire de Lubero. Dans le groupement de Mwenye, plus de 5 000 élèves n’ont pas pu aller au bout de leur cycle d’apprentissage à la suite d’une dégradation brutale de la situation sécuritaire.
D’après le Conseil de la jeunesse de Mwenye, plus de vingt établissements scolaires ont été contraints de fermer leurs portes ou de tenter une délocalisation de fortune depuis le mois de janvier, fuyant les incursions meurtrières des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).
Ce coup d’arrêt a forcé l’hypothèque gravement l’avenir de toute une génération dans la sous-division éducative de Nziapanda. L’arrêt des cours privés non seulement les enfants de leur droit fondamental à l’instruction, mais déstabilise également tout l’écosystème social et économique de la région, souligne le Conseil local de la jeunesse.
Le prince Kasyano, président de ce conseil, dresse un bilan sombre de la situation :
« Depuis le mois de janvier 2026, l’insécurité persistante et les incursions répétées des ADF ont conduit à la fermeture de plus de 20 écoles du groupement Mwenye, dans la sous-division de Nziapanda. Cette situation prive aujourd’hui plus de 5 000 élèves de leur droit fondamental à l’éducation et compromet sérieusement leur avenir. L’année scolaire 2025-2026 est pratiquement perdue pour ces enfants. Cette crise touche également les enseignants, les parents et l’ensemble de la communauté ».
Un appel pressant à la sécurisation avant la rentrée
Face à ce désastre éducatif, les forces vives de la jeunesse ne veulent pas voir ce scénario se répéter. Elles exhortent le gouvernement congolais ainsi que les autorités provinciales du Nord-Kivu à déployer urgemment des mesures militaires et sécuritaires pour pacifier la zone de manière durable.
L’objectif affiché est de garantir des conditions de sécurité optimales indispensables pour permettre la réouverture des classes et assurer une reprise effective des cours d’ici la prochaine rentrée scolaire. Le Conseil local de la jeunesse invite par ailleurs les organisations humanitaires et les partenaires techniques à se mobiliser pour soutenir les infrastructures scolaires et les familles sinistrées de cette région.






