L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé avoir déployé depuis le 5 mai une équipe en Ituri pour appuyer les autorités sanitaires congolaises dans les investigations liées à la nouvelle épidémie d’Ebola. Les experts travaillent notamment sur la recherche des contacts et la collecte d’échantillons sur le terrain.
Lors d’une conférence de presse à Genève, vendredi 15 mai, le Directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a précisé que les premiers prélèvements s’étaient révélés négatifs, mais que l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) avait confirmé, jeudi 14 mai, la présence du virus Ebola dans certains échantillons.
Surveillance renforcée en Ituri
La surveillance épidémiologique se concentre désormais sur plusieurs zones prioritaires, notamment Mongwalu et Rwampara, où des cas suspects ont été recensés. Sur le terrain, la riposte s’organise avec le déploiement d’équipes spécialisées de l’OMS, en étroite collaboration avec les autorités congolaises.
D’autres experts de l’OMS, spécialisés dans la communication des risques, la prévention et le contrôle des infections, les soins cliniques et la logistique, rejoindront dans les prochains jours l’équipe déjà présente en Ituri.
Soutien logistique et financier
L’OMS a acheminé des fournitures médicales et des équipements de protection à Bunia, capitale de l’Ituri, pour renforcer la prévention et le contrôle des infections. L’agence a également débloqué 500 000 dollars de son Fonds d’urgence afin de soutenir la riposte.
Le virus Ebola, apparu pour la première fois en RDC en 1976, reste souvent mortel malgré les progrès des vaccins et traitements. La transmission se fait par les fluides corporels, avec des symptômes tels que fièvre, vomissements, saignements et diarrhées.
Cette 17ᵉ épidémie survient environ cinq mois après la fin de la précédente, qui avait fait 43 morts. Elle intervient dans un contexte sécuritaire fragile, l’Est de la RDC étant en proie à des violences depuis plus de trente ans.
Avec ONU Info






