L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’inquiète de l’impact persistant de l’insécurité sur l’accès aux soins en Ituri. En mission officielle à Bunia mercredi 13 mai 2026, la représentante pays intérimaire de l’OMS, Anne Ancia, a souligné à l’issue d’une séance de travail avec le gouverneur de province, que l’instabilité sécuritaire reste le principal obstacle à la couverture sanitaire dans la province.
Les structures de santé pour cibles
Anne Ancia a déploré les attaques récurrentes visant les infrastructures médicales dans la province. Elle affirme que « le pillage régulier des centres de santé par des hommes armés prive des milliers de civils de leur droit fondamental à l’accès aux services sanitaires de base ».
Ces actes de vandalisme compliquent davantage les opérations de terrain pour les équipes de l’OMS, déjà confrontées aux défis logistiques imposés par les déplacements continus de la population fuyant les violences.
Renforcer et ajuster les opérations
L’objectif de la mission de la représentante pays intérimaire de l’OMS était d’évaluer les besoins urgents pour mieux adapter la réponse de l’OMS.
« Je suis venue voir comment renforcer ou ajuster les opérations que nous avons en cours pour mieux répondre aux besoins de la population », a précisé Anne Ancia.
Elle a toutefois apprécié la collaboration étroite de l’OMS avec les autorités provinciales. Cette synergie permet, selon elle, d’apporter des réponses rapides, notamment par l’envoi de médicaments complémentaires lors de situations de crise ou après des pillages de structures sanitaires.






