L’absence d’un traité international juridiquement contraignant sur la pollution plastique expose la République démocratique du Congo à des contraintes et à des blocages majeurs dans la résolution de cette crise, estime l’ONG Appui aux initiatives communautaires pour la conservation de l’environnement et le développement durable (AICED). Dans une interview accordée à Radio Okapi le mercredi 1er juillet, Faustin Nyebone, directeur exécutif de l’organisation, a expliqué l’impact toxique des déchets plastiques sur l’écosystème.
Selon l’ONG AICED, la pollution plastique représente aujourd’hui un défi environnemental et de santé publique majeur en RDC.
Dans une lettre ouverte envoyée au ministre congolais de l’Environnement ainsi qu’à sa délégation en mission à Nairobi, au Kenya, l’organisation exhorte les autorités à défendre une position forte lors des négociations en cours.
Intervenant le mercredi 1er juillet sur Radio Okapi, Faustin Nyebone, directeur exécutif de l’AICED, a expliqué que l’impact toxique des déchets plastiques s’étend de l’extraction des énergies fossiles jusqu’à la dégradation des déchets.
Pour faire face à cette situation, il recommande à la délégation congolaise de plaider en faveur d’un traité mondial contraignant réglementant chaque étape du cycle de vie des plastiques.
« S’atteler uniquement à la gestion des déchets ne permettra pas d’empêcher l’intoxication provoquée par la pollution plastique », a-t-il déclaré.
Il estime que la RDC devrait jouer un rôle actif dans ces négociations afin d’orienter les discussions vers un accord bénéfique pour le pays.
Une crise environnementale urgente à résoudre
En mission à Nairobi du 30 juin au 4 juillet, la RDC participe à une réunion du Comité intergouvernemental de négociation sur la pollution plastique.
Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), cette rencontre permet aux délégués d’évaluer les progrès réalisés depuis 2022 et d’intégrer de nouvelles propositions. Elle vise également à préparer la reprise des négociations formelles sur le traité mondial relatif aux plastiques, prévue en mars 2027 à Nairobi.
Par ailleurs, le PNUE souligne que l’augmentation rapide des niveaux de pollution plastique constitue un grave problème environnemental mondial, qui affecte négativement les dimensions environnementales, sociales, économiques et sanitaires du développement durable.
D’après ses prévisions, si rien n’est fait, la quantité mondiale de déchets plastiques pourrait atteindre environ 1,2 milliard de tonnes d’ici à 2060.
Une situation qui risque d’aggraver les crises sanitaires, climatiques et écologiques à l’échelle mondiale.




