Cinq villages des groupements Ufamandu II et Nyamaboko II, en territoire de Masisi (Nord‑Kivu), sont vidés de leurs habitants depuis le 27 mars dernier, à la suite des affrontements entre les rebelles de l’AFC/M23 et les FARDC, appuyés par les Wazalendo.
Dans un bref rapport transmis ce mardi à Radio Okapi, la société civile forces vives du secteur de Katoyi indique que les villages concernés sont : Bitoyi, Bukumbi, Mutindi, Kirambo, Bunyabaiti, Kashindi et Bulinda.
Les habitants ont fui les combats survivants entre le 27 mars et le 3 avril, certains trouvant refuge dans la brousse, d’autres dans le groupement de Waloa Uroba, en territoire voisin de Walikale, où ils sont accueillis notamment dans des écoles et des églises.
Selon la même source, leurs conditions de vie sont très précaires, marquées par un manque de nourriture, de soins de santé et d’abris adéquats.
Par ailleurs, entre le 9 et le 10 avril, plusieurs autres villages des groupements Ufamandu Ier (Nord‑Kivu) et Ziralo (Sud‑Kivu) ont également été vidés de leurs habitants à la suite des combats dans la zone de Tushunguti.
Ces nouveaux déplacés ont, eux aussi, trouvé refuge dans le groupement de Waloa Loanda, toujours en territoire de Walikale.
Face à cette situation, la société civile lance un appel urgent à l’aide humanitaire, caractéristique que parmi les déplacés figurent de nombreux enfants et personnes âgées, déjà affectées par la faim et diverses maladies dans leurs lieux de refuge.
Elle déplore également l’assassinat, le 29 mars dernier, de l’infirmier titulaire du centre de santé de Kabundi ainsi que de son adjoint, dans le groupement de Nyamaboko II.
A ce jour, précise la société civile, leurs corps n’ont toujours pas été enterrés, faute de conditions de sécurité permettant l’accès à leurs familles.





