Une hausse des prix des produits vivriers est enregistrée sur les marchés depuis environ un mois dans la ville de Beni (Nord-Kivu). Selon les vendeurs, cette situation est liée à la montée de l’insécurité dans les zones de ravitaillement, contraignant ainsi de nombreux cultivateurs à abandonner leurs champs. Ils plaident pour le renforcement de la sécurité dans ces zones.
Aux marchés de Kilokwa et de Mayangose, par exemple, plusieurs produits vivriers ont vu leurs prix doubler, voire tripler. Il s’agit notamment de la banane plantain dont le régime, qui se vendait entre 10 000 et 12 000 francs congolais le mois dernier, se négocie aujourd’hui entre 20 000 et 25 000, voire 30 000 francs congolais.
Le prix de l’oignon rouge est passé de 2 000 à 3 500 francs le kilo ; tandis que l’oignon blanc a connu une hausse plus modérée, de 2 000 à 3 000 francs le kilo. La pomme de terre, quant à elle, passe de 1 200 à 2 500 francs congolais le kilo. Par ailleurs, les tas de tomates de cinq unités, qui se vendaient à 1 000, reviennent actuellement à 2 000 francs congolais.
Certains produits comme le citron, la citronnelle et le gingembre deviennent également rares sur les marchés. Selon la population, ces produits sont de plus en plus recherchés pour leurs vertus supposées de renforcement de l’immunité contre certaines maladies. Ainsi, le prix du gingembre a lui aussi doublé : il se vend actuellement à 3 000 francs congolais le kilo contre 1 200 francs il ya un mois.
Selon les marchands, cette flambée des prix est liée à l’insécurité grandissante dans les zones de production et de ravitaillement, notamment dans le territoire de Beni et à la limite avec celui de Mambasa. Ils appellent les autorités à renforcer les mesures sécuritaires dans ces zones affectées.






