Les tracasseries persistent sur les différentes routes du Kasaï-Central menant vers la ville de Kananga, ont dénoncé lundi 27 juillet les transporteurs à vélo, communément appelés « Bayanda ». Ils pointent notamment la multiplicité des taxes ainsi que le nombre élevé de services de perception présents sur leurs itinéraires..
Pourtant, ces transporteurs jouent un rôle essentiel dans l’approvisionnement de la ville en produits de première nécessité en provenance des différentes localités de la province. Ils sollicitent l’intervention des autorités provinciales afin de mettre fin à ces pratiques et de leur permettre de circuler et d’exercer leurs activités dans de meilleures conditions.
Une dizaine de postes de contrôle
À vélo, ils parcourent parfois des dizaines de kilomètres pour approvisionner Kananga en produits de première nécessité. Mais leur trajet est loin d’être facile. Les « Bayanda » dénoncent la multiplication des taxes et des postes de contrôle sur les routes qu’ils empruntent.
Ils accusent la Direction générale des recettes du Kasaï-Central (DGRKAC) d’être à l’origine de ces tracasseries. Sur les 63 kilomètres qui séparent Demba de Kananga, ces transporteurs affirment traverser une dizaine de postes de perception. Une situation qui, selon eux, complique considérablement leur activité.
Des documents remis en cause
Louis Mulumba, l’un de ces transporteurs, raconte leur calvaire :
« Il y a plusieurs postes sur la route et, à chaque poste, nous sommes obligés de payer pour obtenir des documents. Cela nous décourage d’acheminer nos produits vers Kananga. »
Même constat pour son collègue Jacques Kabeya. Il affirme que, d’un poste à l’autre, les agents exigent de nouveaux documents ou le paiement d’une caution pour laisser passer les marchandises. Dans ces conditions, selon lui, même les transporteurs en règle ne sont pas épargnés :
« Il y a toujours des exigences, que vous ayez les documents ou non. Lorsque vous présentez vos papiers, certains contrôleurs les déclarent faux. Tout cela dans le but de vous soutirer de l’argent ».
Réponse de la DGRKAC
D’après ces transporteurs, les sommes exigées varient entre 2 000 et 5 000 francs congolais (2.17 USD) par poste. Ceux qui ne disposent pas d’argent seraient parfois contraints d’abandonner une partie de leurs marchandises pour poursuivre leur route.
Face à cette situation, les Bayanda appellent les autorités provinciales à intervenir afin d’assainir le secteur. Ils plaident pour une meilleure organisation des contrôles et une fiscalité moins contraignante, afin de ne pas décourager une activité essentielle à l’approvisionnement de Kananga.
Contactées par Radio Okapi, les autorités de la DGRKAC ont promis de se prononcer prochainement sur ces accusations.




