La situation sécuritaire continue de se détériorer en Ituri et dans le grand nord du Nord-Kivu.
Dans le territoire de Mambasa, en Ituri, au moins 32 civils ont été tués et plusieurs autres enlevés au cours des 72 dernières heures lors de deux attaques attribuées aux rebelles des ADF dans les localités de Njiapanda-Bela et Lukaya.
Selon les acteurs de la société civile, ces violences ont provoqué d’importants déplacements de populations aussi bien dans les villages directement touchés que dans les localités voisines, où la progression des assaillants alimente un climat de peur et d’incertitude.
Par ailleurs, la société civile du Nord-Kivu constate que cette province s’enfonce dans une crise sécuritaire majeure, avec des massacres à répétition, des enrôlements forcés et des pillages systématiques. Dans une déclaration solennelle faite mardi 21 juillet à Mangina, dans le territoire de Beni, l’organisation dresse un constat accablant des commissions d’exactions contre les civils et rencontrées en cause les rebelles des ADF. Les provinces du Haut-Uélé et de la Tshopo sont également affectées par l’activisme de ce groupe armé.
-Quelle lecture faire de la dégradation de la situation sécuritaire provoquée par les ADF en Ituri et dans le grand nord du Nord-Kivu ?
Invitations :
-Abdallah Pene Mbaka, député national élu du territoire de Mambasa. Il est ancien gouverneur de l’Ituri.
-Carly Nzanzu Kasivita, députée nationale élue du territoire de Beni. Il est vice-président de la commission défense et sécurité à l’Assemblée nationale. Il est également gouverneur honoraire de la province du Nord-Kivu.
-Ildefonse Bwakyanakazi, chercheur à Ebuteli. Il est spécialiste de la question ADF.
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