Les activités économiques ont repris leur cours normal mardi 14 avril au grand marché Bakuadianga, dans la commune de Dibindi. Cette réouverture intervient après une journée de paralysie provoquée par la grogne des marchands, qui protestaient contre les nouvelles modalités de l’impôt annuel sur les micro-entreprises.
Dès le matin, les commerçants ont rouvert leurs dépôts et réinstallé leurs étals de vêtements, chaussures et produits de première nécessité.
La veille, le marché était resté quasiment désert, les vendeurs ayant choisi de suspendre leurs activités pour dénoncer une augmentation de la charge fiscale.
Désaccord sur le montant et le recouvrement
La principale source de mécontentement réside dans l’évolution du montant de l’impôt annuel. Selon certains témoignages, la taxe est passée de 36 000 à 69 000 francs congolais (environ 42 USD) cette année. Les marchands déplorent également les méthodes de recouvrement forcé.
« On nous contraint de payer cash, sinon on confisque un article », explique un vendeur du marché Bakuadianga.
La DGI appelle au dialogue et au respect des textes
De son côté, la Direction générale des impôts (DGI) de Dibindi affirme agir dans la légalité. Le responsable du centre synthétique précise que la perception de cet impôt s’appuie sur l’arrêté ministériel du 15 février 2025 encadrant la fiscalité des micro-entreprises.
Pour apaiser les tensions, la DGI invite les commerçants à s’informer davantage sur les modalités de paiement. Le service assure que les dossiers seront désormais traités par catégorie, afin de prendre en compte les spécificités et la taille de chaque activité économique.






