La disparition progressive du couvert forestier lié à la production de charbon de bois provoque des perturbations environnementales majeures à Beni, au Nord-Kivu. Inondations, vents violents et érosions marquent désormais le quotidien des habitants, transformant durablement le paysage local.
Bien que le volume exact d’arbres abattus reste difficile à quantifier, les traces de la déforestation sont visibles. Les zones autrefois boisées laissent place à des sols fragilisés, incapables de retenir les eaux de pluie. Jean-Paul Kapitula, responsable local de la protection civile, souligne que les catastrophes naturelles enregistrées récemment sont directement liées à cette pression humaine sur la forêt.
Une recrudescence des catastrophes naturelles
La région fait face à une multiplication de phénomènes météorologiques extrêmes. À chaque précipitation, ou presque, des dégâts importants sont signalés dans les différents quartiers de la ville et ses environs.
« Des effets les plus néfastes qui continueront à se manifester seraient liés à cette situation. Notamment les inondations, les vents violents, tout ce qu’il a comme éboulement ou érosion », prévient Jean-Paul Kapitula.
Ces incidents entraînent régulièrement la destruction de maisons et des pertes matérielles, reflétant les habitants dans une situation de vulnérabilité croissante.
L’urgence d’une prise de conscience
Pour le service de la protection civile, la déforestation crée un déséquilibre environnemental dont les conséquences pèsent sur l’ensemble de la communauté. Si des solutions existent pour limiter cet impact, leur mise en œuvre reste encore timide sur le terrain.






