L’ONG « Marche mondiale des femmes » tire la sonnette d’alarme face à la montée des discours haineux visant des femmes occupant de hautes fonctions en République démocratique du Congo. Dans un communiqué parvenu à Radio Okapi ce lundi 27 avril, l’organisation appelle à une mobilisation générale ce lundi à Kinshasa pour dénoncer les violences verbales et numériques dirigées contre les femmes dans l’espace public.
Des attaques récurrentes contre les femmes
Dans son communiqué, la Marche mondiale des femmes affirme que depuis plusieurs années, de nombreuses femmes congolaises exerçant des responsabilités publiques sont ciblées par des campagnes de dénigrement, d’insultes ou d’atteintes à leur image.
L’ONG estime que malgré une présence renforcée des femmes dans les institutions sous la présidence de Félix Tshisekedi, ces violences persistent.
Plusieurs personnalités citées
L’organisation cite plusieurs figures féminines déjà visées par ce type d’attaques, notamment :
- La Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi ;
- L’ancienne présidente de l’Assemblée nationale Jeannine Mabunda ;
- La ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner ;
- Hamida Chatur Kamerhe ; épouse de l’ex-président de l’Assemblee nationale,
- La regrettée artiste Tshala Muana.
Judith Suminwa visée sur les réseaux sociaux
Selon l’ONG, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka fait actuellement face à une vague d’injures, de menaces et d’atteintes à la vie privée sur les réseaux sociaux après la publication de son interview par des médias internationaux portant sur l’accueil des migrants RDC.
Ces attaques porteraient notamment sur son apparence physique et son intimité, dénonce l’organisation.
Appel à la mobilisation
Face à cette situation, la Marche mondiale des femmes appelle les défenseurs des droits humains et la société civile à se mobiliser pour dire stop aux violences et insultes contre les femmes.
Dans un communiqué daté du 25 avril, le Gouvernement a également condamné fermement ces propos diffamatoires. Il rappelle que la liberté d’expression ne saurait justifier la haine, le cyberharcèlement ou les attaques personnelles.
Les autorités annoncent également la saisine de la justice afin d’identifier et de poursuivre les auteurs de ces actes.




