Les Léopards ouvriront leur Mondial à Houston, avant de retrouver la Colombie une semaine plus tard à Guadalajara, puis de boucler leur phase de groupes fin juin à Atlanta. Le 4-3-3 flexible qui a porté la sélection jusqu’au Mexique ne pourra pas se contenter d’une seule lecture, car le groupe K rassemble trois styles pour le moins différents. En moins de 15 jours, Sébastien Desabre devra certainement régler trois fois son plan de jeu.
Face au Portugal, tenir le milieu
Roberto Martinez a conservé sa préférence pour le 3-4-3, héritage de son passage en Belgique. Cette arrière-garde à trois lui sert de rampe de lancement pour un milieu que le PSG a vu opérer toute la saison, avec Vitinha et João Neves à la récupération. Le métronome Bruno Fernandes évolue un cran plus haut.
Fermer cet axe restera donc l’enjeu principal pour Desabre. Le 4-1-4-1 défensif dans lequel le 4-3-3 congolais bascule hors possession a globalement été conçu pour ce type de configuration.
Moutoussamy reste en sentinelle et un bloc médian se met en place pour couper les circuits de passes courtes qu’affectionnent les Portugais. Derrière, Mbemba et Tuanzebe auront la charge de neutraliser les appels de Cristiano Ronaldo en profondeur. Bongonda et Wissa tenteront de faire vivre les transitions offensives.
Le plan est connu, rodé, il reste à le tenir face au favori du groupe. Sur les paris foot proposés autour de cette affiche, la victoire portugaise est cotée à 1,33 contre 29,00 pour un succès congolais. Cela donne une idée de l’écart perçu entre les deux formations.
Face à la Colombie, neutraliser le meneur de jeu
La Colombie de Néstor Lorenzo joue en 4-2-3-1, un choix quasi-systématique. James Rodriguez évolue en numéro 10 derrière Luis Suárez. Il est recherché comme point d’appui par un Luis Díaz virevoltant à gauche, ou par un Jhon Arias plus discret à droite.
Tout le système colombien repose sur la capacité de son meneur à trouver les espaces entre les lignes. Cela fait logiquement de James une cible prioritaire pour toute défense adverse.
Le double pivot Moutoussamy-Pickel, déjà rodé lors de la CAN 2025, prendra ici tout son sens. Wan-Bissaka se retrouvera dans un duel très important face à Díaz sur le flanc gauche colombien. Ce sera à coup sûr une des clés de la rencontre.
Face à l’Ouzbékistan, casser le bloc bas
L’Ouzbékistan de Fabio Cannavaro a conservé l’ADN forgé par le Slovène Srečko Katanec, un 5-4-1 discipliné avec beaucoup de rugosité défensive. Les contres sont organisés autour d’Eldor Shomurodov.
Face à un bloc aussi compact, les Léopards, habitués à attendre et à frapper en transition, devront cette fois prendre le jeu à leur compte. On revient au chantier que Desabre identifie depuis la CAN 2025, l’animation offensive dans les 30 derniers mètres.
Sans numéro 10 fixe dans son dispositif, la sélection fait reposer la création sur les projections de Mukau, la vitesse d’exécution de Bongonda et Wissa, et les appels de Bakambu en pivot.
On pourrait retrouver Mukau en relayeur avancé et Diangana côté droit. La qualité des phases arrêtées de Masuaku aura son importance dans une partie avec peut-être peu d’occasions franches. Parmi les qualifiés africains pour ce Mondial, la RDC sera d’ailleurs l’une des rares nations africaines à affronter un adversaire aussi défensif d’entrée.






