Plus d’une dizaine de porcs sont déjà morts des suites d’une maladie apparentée à la peste porcine, en une semaine faute d’une prise en charge adéquate, dans la chefferie des Nio Kamule, en territoire d’Aru, province de l’Ituri.
Selon la société civile locale, plusieurs autres bêtes sont encore atteintes par cette pathologie, faisant craindre une propagation rapide de la maladie au sein du cheptel.
Les mêmes sources tirent la sonnette d’alarme, signalant que de nombreux porcs présentent des symptômes inquiétants, notamment la diarrhée, des lésions cutanées, une perte d’appétit et une forte fièvre.
La société civile pointe du doigt l’importation incontrôlée de bêtes en provenance des pays voisins, souvent introduites sans contrôle vétérinaire ni quarantaine préalable. Une pratique jugée dangereuse, qui expose davantage le cheptel local aux maladies contagieuses.
Face à cette situation préoccupante, cette structure citoyenne appelle les autorités compétentes à intervenir rapidement, notamment par la mise en place d’une campagne de vaccination et le renforcement des contrôles vétérinaires, afin de limiter la propagation de la maladie.
De son côté, le responsable provincial du service de l’élevage en Ituri, tout en reconnaissant la gravité de la situation, a promis de fournir des précisions supplémentaires dans les prochaines heures, après une évaluation plus approfondie sur le terrain.
L’élevage porcin constitue un pilier important de l’économie locale et une source essentielle de protéines pour les ménages du territoire d’Aru. Toutefois, ces derniers jours, le secteur est durement frappé par cette maladie apparentée à la peste porcine, suscitant de vives inquiétudes parmi les éleveurs.






