À deux semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, les préparatifs restent timides à Goma, au Nord-Kivu. Si les marchés et les papeteries proposent déjà cartables, cahiers et uniformes, de nombreux parents tardent encore à faire leurs achats. La faiblesse du pouvoir d’achat, dans un contexte économique difficile, est à la base de cette timidité.
Dans le centre commercial de Birere, tout comme dans les papeteries, les fournitures scolaires sont disponibles. Mais les clients restent peu nombreux. Beaucoup de parents affirment ne pas disposer des moyens nécessaires pour préparer la rentrée de leurs enfants. Une habitante de Goma témoigne :
“Avec la rentrée scolaire, moi je vois que ça n’ira pas. Parce qu’avec la situation actuelle vraiment, on n’a pas d’argent pour acheter les fournitures scolaires. Jusqu’à maintenant, je ne rien acheter. Même les uniformes les cahiers, je ne sais pas ça va se passer comment. Vraiment ça ne marche pas”.
Malgré les difficultés, certains parents s’efforcent d’acheter au moins le strict nécessaire afin de permettre à leurs enfants de reprendre le chemin de l’école.
Le taux de chômage est élevé alors que le pouvoir d’achat de la population demeure faible. “Mais, comme ces sont nos enfants, c’est l’avenir du pays. Nous faisons tout pour qu’ils puissent quand même, ne serait qu’avec la moitié de fournitures scolaires, rentrer à l’école”, affirme un parent du quartier Birere.
De leur part, certains commerçants disent avoir réduit les prix de certaines fournitures pour attirer les clients. Mais les ventes restent faibles, explique l’un d’eux :
“Il y a peu de parents qui achètent. On a même diminué le prix de certains articles. Le cartable qu’on vendait à 25 dollars, vue la situation d’aujourd’hui, on est obligé de diminuer. On met ça à 10 dollars”.
Depuis plusieurs mois, l’activité économique tourne au ralenti à Goma. À l’approche de la rentrée scolaire, prévue le 1er septembre, de nombreuses familles disent éprouver des difficultés à couvrir les frais scolaires de leurs enfants.





