La tuberculose gagne du terrain à la prison centrale de Boma (Kongo-Central), a alerté samedi 22 aout l’Union de développement et de restauration de la santé par des produits naturels. 17 détenus sont actuellement atteints de cette maladie et deux décès ont été enregistrés au cours de la dernière semaine, selon cette organisation, qui milite pour le respect du droit à la santé des personnes privées de liberté. Elle appelle les autorités à agir rapidement afin d’éviter de nouvelles contaminations et pertes en vies humaines.
Derrière les murs vieillissants de la prison centrale de Boma, la situation sanitaire devient de plus en plus préoccupante. Conçue pour accueillir environ 160 détenus, cette maison carcérale en héberge aujourd’hui 509, soit plus de trois fois sa capacité initiale. Cette surpopulation favorise la propagation des maladies contagieuses, notamment la tuberculose.
Alain Mobuka Egbolo, coordonnateur de l’Union de développement et de restauration de la santé par des produits naturels, tire la sonnette d’alarme :
« Par manque d’une alimentation appropriée et en raison des mauvaises conditions d’hygiène et d’assainissement, diverses infections, notamment la tuberculose, se propagent dans les cellules de la prison. La mort commence à s’installer dans cet établissement. En moins d’une semaine, deux détenus ont succombé. Cette situation est également aggravée par l’insuffisance de collaboration entre les autorités sanitaires, pénitentiaires et judiciaires pour assurer le transfert des malades vers l’Hôpital général de référence de Boma ».
Face à cette situation, l’Union de développement et de restauration de la santé par des produits naturels appelle les autorités compétentes à mettre en place une structure sanitaire adaptée au sein de la prison afin de mieux prendre en charge les détenus malades. Selon l’organisation, le poste de santé actuellement en place a déjà montré ses limites face à l’ampleur de la crise.
Une autre source indépendante a confirmé ces informations. Cependant, joint à ce sujet par Radio Okapi, le directeur de cette prison n’a pas souhaité commenter ces allégations.






