À l’occasion de la Journée internationale de la justice célébrée le 17 juillet, le professeur Tshibangu Kalala, spécialiste en droit international et en droit public, a souligné l’importance de la justice internationale dans la préservation de la paix, de la sécurité et du respect des droits humains à travers le monde. Il a également lancé un appel aux autorités congolaises pour faire de la justice une réalité concrète au sein de la société.
Instituée pour promouvoir la lutte contre l’impunité et rappeler le rôle du droit dans la résolution des conflits, cette journée offre chaque année l’opportunité de réfléchir à la place de la justice dans les relations internationales comme dans la gestion des États.
Pour le professeur Tshibangu Kalala, la justice internationale demeure un mécanisme indispensable pour garantir la coexistence pacifique entre les nations.
« On insiste sur l’instauration de la justice internationale. Pourquoi ? Parce qu’elle est indispensable pour garantir la paix et la sécurité dans le monde. Lorsqu’un État rencontre des difficultés avec un autre, il doit pouvoir s’adresser à un juge qui appliquera le droit international pour trancher le différend », explique-t-il.
Selon cet expert, le recours au droit et aux juridictions internationales constitue une alternative essentielle aux rapports de force entre États, favorisant ainsi le règlement pacifique des différends.
Au-delà de sa dimension internationale, Tshibangu Kalala estime que la justice doit également occuper une place centrale dans la gouvernance de la République démocratique du Congo. Il rappelle que la justice figure au cœur même des valeurs fondatrices de la nation.
« Il en est de même pour la République démocratique du Congo. Sur le plan interne, il est important de rappeler que la justice est la lumière de la RDC. Elle constitue la fondation de l’État. Ce n’est pas un hasard si, dans la devise nationale, le mot Justice vient en premier : la justice est une vertu », souligne-t-il.
Pour ce professeur de droit, la célébration de cette journée ne doit pas se limiter aux déclarations de principe. Elle doit plutôt encourager les dirigeants à traduire les préoccupations de justice dans leurs actions quotidiennes et leurs politiques publiques.
Il insiste notamment sur la nécessité de garantir le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens, sans discrimination :
« Respecter les Congolais, leurs droits et leur dignité est essentiel. Celui qui a un délit doit être reconnu comme tel, et celui qui a raison doit être confirmé dans ses droits ».
Le spécialiste rappelle enfin que la création de l’État congolais est intimement liée à la recherche de la justice sociale et à la protection des citoyens.
« Il est donc crucial de rappeler à chaque instant que l’État congolais a été fondé pour instaurer la justice dans la société. Et ce n’est pas pour rien que notre conception commence par Justice », conclut-il.
À travers cette prise de parole, Tshibangu Kalala invite les autorités, les institutions judiciaires et l’ensemble de la population à faire de la justice non seulement un idéal, mais une pratique quotidienne au service de la paix, de la dignité humaine et de l’État de droit.
Il s’entretient avec Ronely Ntibonera: /sites/default/files/2026-07/09_180726-pf-kinshasainvitetshibangukalalajourneejustice-00web.mp3






