Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a abordé plusieurs sujets politiques majeurs, mercredi 6 mai 2026 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse organisée en marge de la Journée internationale de la liberté de la presse.
A propos des élections, le chef de l’Etat considère la situation sécuritaire comme un facteur pouvant influencer le calendrier électoral de 2028. « Si nous ne parvenons pas à mettre fin à cette guerre, malheureusement, il ne sera pas possible d’organiser les élections en 2028 » a affirmé le chef de l’État.
Par ailleurs, Félix Tshisekedi s’est dit prêt à accepter un nouveau mandat si le peuple le demande « Je n’ai pas répondu au troisième mandat, mais je vous le dis, si le peuple veut que j’aie un troisième mandat, j’accepteai », at-il déclaré.
Des déclarations qui ont suscité des réactions dans l’opposition notamment.
Lors de sa conférence de presse tenue vendredi 8 mai à Kinshasa, Martin Fayulu président de l’ECiDé, a accusé vivement le chef de l’État de préparer un troisième mandat, non autorisé par la constitution. Et sur son compte X, il a écrit :
« Nous allons barrer la route à tout projet de 3ème mandat de Félix Tshisekedi, comme nous l’avons fait hier pour Joseph Kabila. Le Congo est plus grand que nos ambitions personnelles ».
« Les masques sont tombés », telle est la réaction de l’opposant Delly Sesanga, accusant le chef de l’Etat de vouloir désormais « manœuvrer à découvert » en vue d’un troisième mandat par plébiscite.
-Quelle analyse faire des déclarations du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi au sujet d’un possible 3ème mandat et la fin de la guerre comme condition pour la tenue des prochaines élections ?
Invitations :
-Taylor Lubanga, professeur, il est député national et chargé de Mission du Chef de l’Etat. Il est également cadre de l’UDPS, parti membre de l’Union sacrée de la nation.
-Émile Assani, député national, élu de Kindu sur la liste LGD, parti de l’opposition dont Matata Ponyo est le leader. Il est également avocat au barreau de Kinshasa/Matete.
-Alidor Tshibanda, docteur en Sciences politiques de l’Université de Kinshasa et enseignant à l’Université pédagogique nationale (UPN). Il s’intéresse à l’Etat et à la démocratie.
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