Le sommet France-Afrique s’est ouvert ce lundi 11 mai à Nairobi, au Kenya. Pour cette édition inédite en terre anglophone, le président français Emmanuel Macron a affirmé sa volonté de rompre définitivement avec les pratiques du passé pour bâtir une relation fondée sur la souveraineté des États et l’innovation.
La fin de l’ère du « pré carré »
Dans son intervention, Emmanuel Macron a marqué une rupture avec la diplomatie héritée de la période coloniale. Il a déclaré « ne plus vouloir que la France considère l’Afrique francophone comme un « pré carré » où les contrats seraient garantis d’avance aux entreprises françaises ».
Le président français a insisté sur le respect de la souveraineté des pays africains :
- La France ne cherche plus à « faire ou défaire » les gouvernements,
- Le partenariat doit désormais être compétitif et équilibré,
Le retrait des troupes françaises du Mali, à la demande des autorités de transition, illustre cette nouvelle approche : « On croit à la souveraineté des États […]. On s’en va ! », a-t-il martelé.
La RDC veut défendre ses priorités
La République démocratique du Congo participe également à ce rendez-vous de Nairobi avec une délégation de plus de 119 personnes. Ce groupe est composé de chefs d’entreprises, d’entrepreneurs, de membres de la société civile et de jeunes.
Pour Kinshasa, les enjeux de ce forum sont multiples :
- Défendre les priorités nationales en matière de sécurité, particulièrement en Afrique centrale ;
- Attirer des investissements concrets pour la gestion des richesses naturelles ;
- Plaider pour la création d’emplois durables en faveur de la jeunesse congolaise.





