Lors d’un forum sur la paix et la sécurité organisé lundi 20 avril à Kinshasa, le mouvement citoyen « Debout Congolais » a dénoncé l’impact dévastateur des combats dans l’Est de la RDC, qualifiant la guerre de « machine de fabrication » de personnes vivant avec handicap. Les participants appellent le Gouvernement à une prise en charge intégrale des victimes civiles et militaires.
Réunis sur le site de la MONUSCO, des membres de la société civile, des scientifiques et des étudiants ont dressé un constat amer : les affrontements entre forces loyalistes et groupes armés sont l’une des causes majeures de l’accroissement du nombre de personnes handicapées dans la région.
Des vies brisées par les engins explosifs
Le forum a été marqué par le témoignage poignant de Barthélémy, devenu handicapé en 2000 à Shabunda (Sud-Kivu). Alors qu’il n’avait que sept ans, il a ramassé un objet brillant après un match de football, ignorant qu’il s’agissait d’un engin explosif. L’explosion a coûté la vie à son ami et a entraîné pour lui l’amputation de la main droite.
Appel à une indemnisation à 100 %
Face à ces tragédies, des voix s’élèvent pour exiger une réponse étatique forte. Le député honoraire Ados Ndombasi a plaidé pour une reconnaissance officielle de ces victimes :
« Le Gouvernement doit indemniser à 100 % chaque citoyen congolais qui a perdu un membre de son corps… ils doivent être indemnisés par l’État congolais ».
Le mouvement « Debout Congolais », créé en 2019 pour mobiliser la jeunesse sur les enjeux nationaux, recommande également un renforcement des mécanismes de protection de civils pour prévenir de nouveaux drames.





